Tour d'apprentissage ou chaise haute : laquelle choisir ?

Un matin, la scène se répète : vous installez votre enfant dans sa chaise haute, et il se cambre, tend les bras, proteste. Il ne veut plus être assis au-dessus de la vie de la maison — il veut être dedans. C'est souvent à ce moment précis qu'une question surgit : faut-il garder la chaise haute, ou passer à une tour d'apprentissage ?
Bonne nouvelle : ce ne sont pas deux versions du même objet. Ce sont deux réponses à deux besoins différents. Voici comment les distinguer, et surtout comment savoir quand passer de l'une à l'autre.
Chaise haute et tour d'apprentissage : deux intentions
La chaise haute a une mission claire : contenir et nourrir. Elle maintient le tout-petit en sécurité pendant le repas, quand il ne tient pas encore assis seul. C'est un objet de la première année, pensé pour un enfant encore spectateur.
La tour d'apprentissage — parfois appelée tour d'apprentissage Montessori — répond à l'inverse : faire participer. Elle remonte l'enfant à hauteur du plan de travail pour qu'il agisse avec vous : laver, verser, mélanger. On ne passe plus le temps à le tenir occupé ; on l'invite à faire.
Quand la chaise haute ne suffit plus
Votre enfant vous envoie des signaux assez francs. La chaise haute a fait son temps quand :
- il essaie de grimper pour en sortir, ou refuse carrément de s'y asseoir ;
- il vous suit dans la cuisine et tire sur votre jambe pendant que vous cuisinez ;
- il imite vos gestes — touiller dans un bol vide, « essuyer » la table ;
- il tient debout avec assurance, généralement vers 18 mois.
Ces signes ne veulent pas dire « il grandit trop vite ». Ils disent : « je suis prêt à faire ma part ».
Faut-il vraiment choisir ? Pas tout à fait
Les deux objets peuvent cohabiter quelques mois. La chaise haute reste pratique pour un repas rapide ou une sieste digestive surveillée. La tour, elle, entre en scène pour les moments de participation : préparer le goûter, laver les fruits, dresser la table. Puis, naturellement, la tour prend toute la place — parce que c'est elle qui grandit avec l'enfant.
« Un enfant qu'on installe à hauteur du réel cesse d'attendre qu'on agisse pour lui. Il devient un participant. »
Notre conseil
Si vous devez investir dans un seul objet qui dure, privilégiez une tour évolutive et stable, qui entoure l'enfant sans risque de bascule. C'est ce que nous avons voulu pour la VersaTower : une tour d'apprentissage en bois, pensée de 18 mois à 6 ans et pour les cuisines d'appartement — et testée chaque jour sur nos propres enfants.
La prochaine fois que votre enfant se cambrera dans sa chaise haute, voyez-y moins un caprice qu'une invitation. Il ne demande pas à faire moins. Il demande à faire avec vous.
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